Nos Muscles


Il existe deux sortes de fibres musculaires chez l'humain

À contraction lente

  • Se contractent plus lentement que les fibres rapides (FT).
  • Possèdent plusieurs mitochondries (usine de traitement de l’oxygène).
  • Est considérée comme la « centrale énergétique » de la cellule, car c'est là que se déroulent les dernières étapes du cycle respiratoire (en présence d'oxygène, aérobie) qui convertit l'énergie des molécules organiques issues de la digestion (glucose) en énergie directement utilisable par la cellule (ATP).
  • Démontrent une grande capacité aérobie, résistant plus longtemps à la fatigue.
  • Sont très riches en myoglobine et possède un réseau de capillaires plus développé.
  • Est le transporteur intracellulaire principal de l'oxygène dans les tissus musculaires et stocke l'oxygène dans les muscles.
  • Sont plus petites que les fibres rapides.

À contraction rapide

  • Se contractent plus rapidement que les fibres lentes.
  • Sont moins vascularisées (moins de mitochondries) que les fibres lentes.
  • Sont plus grosses que les fibres lentes.
  • Généralement on associe ces fibres aux tâches de forces et de puissances.

 

Les fibres musculaires présentent une très grande capacité à se constituer d’importantes réserves de glycogènes. Les tissus musculaires sont fortement vascularisés puisqu’une contraction exige, la plupart du temps, une forte contribution de l’oxygène.

 

Ce sont les globules rouges du sang qui comblent cette demande en oxygène via les vaisseaux sanguins. Chez la personne sédentaire, trois ou quatre capillaires entourent chaque fibre, mais une personne très entraînée peut presque doubler ce nombre.


Les quatre types de contractions musculaire

Isométrique

La longueur du muscle reste la même tout au long de la contraction. Il n’y a aucun mouvement, soit parce que la force de résistance est égale à la force musculaire ou encore parce que la force est appliquée contre une résistance immobile. (peu ou pas de poids). 

Exemple : pousser de toutes ses forces contre un mur ou le maintien d’une position (chaise au mur).

Concentrique

La longueur du muscle diminue car la force musculaire est plus grande que la force de résistance. Raccourcissement du muscle. 

Exemple : flexion du bras (travaille concentrique du biceps).

Excentrique

La longueur du muscle augmente en résistant à une force extérieure car la force de résistance est supérieure à la force musculaire. Travaille en négatif (phase descendante d’un push-up), travail excentrique des pectoraux et triceps qui luttent contre la gravité et le poids du corps pour l’empêcher de s’écraser au sol.

Exemple : Descendre des escaliers plutôt que de les monter.

 

* La force excentrique peut parfois atteindre un niveau 40 % supérieur à la force concentrique.

* La meilleur façon pour augmenter la masse musculaire.

Polymétrique

La longueur des muscles augmente sous l’effet d’un pré-étirement avant de raccourcir brusquement une fois le mouvement accompli. Mouvement explosif. 

Exemple : sauter de façon répétitive de chaque côté d’un banc.


Les douleurs musculaires & courbatures du lendemain

Ces douleurs sont dues à de microscopiques déchirures de la membrane cellulaire et des autres tissus conjonctifs qui enveloppent les différentes parties du muscle. Une personne en forme et qui pratique un sport régulièrement pourrait voir apparaître des douleurs et des courbatures (micro déchirures) car il aura utilisé ses muscles différemment ou en surcharge. La preuve d’un bon travail.


Les deux facteurs non variables qui influencent la force musculaire

  1. Plus le muscle est gros plus il est fort. La capacité d’augmenter le volume du muscle dépend entre autre du taux de testostérone, l’hormone sexuel mâle présent dans chaque individu. Les femmes possèdent aussi de la testostérone mais en beaucoup plus petite quantité. Ce qui rend impossible l’augmentation significative de la masse musculaire. À bien s’entraîner, la femme ne deviendra que bien découpée et avec un bon tonus musculaire.
  2. L’âge.

L'adaptation de la fibre musculaire

La modification la plus apparente qui survient suite à un entraînement en force est l’augmentation du volume musculaire appelée hypertrophie.

 

Un autre effet de l’entraînement en force sur la fibre musculaire est l’augmentation du nombre de sarcomères qui composent chacune des myofibrilles. Le sarcomère étant l’unité fonctionnelle contractile du muscle, plus sont nombre s’accroît, plus le potentiel de force du muscle augmente. Notons aussi qu’un nombre accru de sarcomères provoque une augmentation de la quantité d’actine et de myosine, ces protéines constituant l’essentiel de la composition d’un sarcomère (voir plan du muscle). Ce qui contribue à l’augmentation de l’efficacité énergétique du muscle à la suite d’un entraînement en force.

 

La glycolyse (dégradation du glucose lors du métabolisme), libère l’énergie nécessaire à la contraction musculaire. En d’autres mots, plus le muscle est sollicité, plus il sera porteur d’oxygène dans le sang et de globules rouges. Ce qui favorise directement une bonne santé globale (oxygénation du cerveau, concentration, l’apport du sang au cœur, les déchets sont plus facilement expulsés du corps, etc.) À l’inverse, quelqu’un qui a le bras dans le plâtre, les muscles s’atrophieront. La force musculaire favorise la bonne santé des os. Elle protège nos os.